Le patrimoine en architecture et ou
paysage ne s’archive pas, une fois démoli, il est perdu. C’est
une vraie différence avec le patrimoine bancaire, celui des livres,
de la musique, de la cuisine, etc… dont on peut toujours lire
l’écriture, interpréter une partition, ou tirer une recette, en cas de perte des
originaux.
La démission du gouvernement dans
son rôle déterminant pour le patrimoine est donc grave. Pas de
fac-simile possibles.
Incompréhensible, le gouvernement
supprime le rôle de l’Etat dans ce domaine et le met en crise, il
s’autodétruit en se nourrissant de sa propre progéniture, il
décourage et supprime ses spécialistes, les porteurs de foi de ce
patrimoine. Pourtant le patrimoine n’est jamais en crise pour
rapporter des devises, pour porter l’âme vivante de l’histoire,
pour transporter notre vitrine, et pour apporter du luxe dans la
Culture.
Sur Paris sont menacés de mort deux
remarquables édifices que l’Etat devrait protéger en écoutant ses spécialistes :
les architectes du patrimoine et historiens de l’architecture :
les intérieurs du Louxor, le plus
ancien Cinéma de PARIS (1922) une des trois salles rescapées
dans le monde entier , avec une petite scène et une fosse
d’orchestre pour les musiciens qui accompagnaient le film encore
muet et un rideau de théâtre.