Le
LOUXOR, ancien Palais du Cinéma à PARIS est en danger.
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Signer la pétition : http://www.ipetitions.com/petition/Louxor/
Lire :
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Réponse à Philippe Pumain, mercredi, 08 juillet 2009 (rencontre
avec Agnès Cailliau, François Loyer et Stéphane Ricout)
>
ACTION BARBES : lettre du 27 Janvier 2009
> "Le Louxor, un cinéma unique à
Paris", SOS PARIS n°72, janvier 2009
> "Le Louxor, Palais du Cinéma", par
François Loyer
SAUVONS / SAVE « LE LOUXOR » (1920-1921)
DERNIER TEMOIGNAGE DU CINEMA MUET / LAST TESTIMONY OF MUTE CINEMA / PARIS

Le cinéma Le Louxor sera-t-il « façadisé » par la Mairie de Paris ?
Au
carrefour Barbès se situe Le Louxor (Henri Zipcy architecte, Amédée
Tibéri décorateur, 1920-1921), célèbre pour sa décoration en mosaïque
dans un goût égyptien Art déco qui n’est pas sans évoquer l’illustre
film Cleopatra - premier des grands péplums, tourné à New-York par
l’actrice Theda Bara en 1917.
Longtemps
abandonné, l’édifice a été racheté par la Mairie de Paris qui entend
l’adapter aux standards contemporains en matière d’isolation phonique
et de projection (selon le principe de la « boîte dans la
boîte »). Prétendant assurer l’équilibre économique du projet, la
Ville envisage de créer deux salles en sous-sol (sans trop se soucier
de la stabilité des fondations, dans un quartier miné par d’anciennes
carrières de gypse). En imposant de détruire la totalité de la
structure, ainsi que les espaces et les décors intérieurs pour n’en
conserver que l’enveloppe (protégée au titre des Monuments
Historiques), les options retenues conduisent à une redoutable
opération de « façadisme », tel qu’on n’en fait plus depuis
dix ans.
Le programme
choisi est directement en cause : un cinéma d’art et d’essai,
composé de trois petites salles – là où il n’en existe aujourd’hui
qu’une seule, beaucoup plus vaste. Conséquence de ce choix destructeur,
ce n’est plus le cinéma des années vingt que nous retrouverons après
travaux, mais son succédané à plus petite échelle. Une telle duperie
n’est pas acceptable : le faux ne remplacera jamais le vrai. La
sauvegarde de l’original serait à la fois moins coûteuse et plus
satisfaisante que ce qu’on nous prépare.
Le
Louxor mérite plus que le triste sort qu’on lui réserve. D’abord pour
son architecture : rare témoignage d’une typologie caractéristique
des débuts du cinéma muet, il possède encore ses deux balcons
superposés, exploitant un volume tout en longueur (dispositif nécessité
à l’époque par les contraintes de la projection). Il a conservé son
cadre de scène, son estrade, sa fosse d’orchestre, ainsi que
l’emplacement de l’orgue électrique qui y avait été primitivement
installé. Enfin, lors des travaux préalables à la démolition, son décor
intérieur qu’on croyait disparu - notamment, à la naissance du plafond,
une haute frise de personnages de profil, à la manière égyptienne…- a
été redécouvert intact : masqué par des habillages postérieurs, il
a miraculeusement survécu.
La
généralisation des multiplexes a fait disparaître la plupart des
cinémas, dont les plus anciens remontent aux années trente. Conçu dix
ans plus tôt, à l’époque du muet, Le Louxor n’en est que plus précieux.
Sa sauvegarde serait facile : pourquoi ne pas tirer parti de son
volume exceptionnel, propice à l’audition des musiques non
enregistrées ? « Temple du cinéma », la salle, qui a
accueilli Dizzy Gillespie et vu les débuts de Gilbert Bécaud, ne
pourrait-elle pas devenir le conservatoire de la variété, dans le Paris
qui fut celui d’Edith Piaf et de Georges Simenon ?
Would the Louxor be « façadised » by the City of Paris?
Conceived
by Henri Zipcy (arch.) and Amédée Tibéri (interior decorator), the
Louxor, located at Barbès intersection, is famous for its mosaic
decoration in Art Deco Egyptian style (evoking Cleopatra, first great
peplum shot in New-York with Theda Bara, 1917).
Abandoned
for a long time, the theatre was bought by the City of Paris, who wants
to transform it in a new "Art and Essay" cinema. For economic reasons,
in addition to the existing auditorium, which would be completely
rebuilt in order to encounter new standards of projection and phonic
isolation ("box in the box" principle), two smaller spaces are planned
in the basement (without concern about the building stability). This
project, implicating the demolition of the original structure and the
loss of the interior decoration, leads to a huge intervention
conserving only the building façade (protected by Historical Monuments).
The
chosen program is no problem: it is the way of doing it that is
unacceptable. Moreover, a careful renovating would be cheaper and
more satisfactory then this phony project.
The
Louxor deserves better. First, because of the auditorium’s
architecture, a rare testimony of the mute cinema debuts with its two
overlapping balconies (exploiting the long volume needed then for
projection). Also remain the stage original apparatuses (frame, podium,
orchestral pit, etc.). Finally, during the preparation work, its
original interior decor, which was recovered within time, was
discovered absolutely intact.
The
new multiplexes have killed most of existing cinemas, the oldest ones
built in the 30’. Created 10 years earlier, during the mute age, the
Louxor is even more precious. Its rescue would be easy: why not take
advantage of its exceptional volume, ideal for live music? This temple
of cinema has received Dizzy Gillespie and held the beginning of
Gilbert Bécaud. Shouldn’t it become a variety conservatory, in the
Paris of Edith Piaf and Georges Simenon?
Sauver Le Louxor, c’est sauver une culture populaire dont il est le dernier représentant à Paris
Saving the Louxor is saving in Paris the last testimony of a popular culture
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Le Louxor, axonométrie