Hôtel Niermans
3, rue Gambetta, Boulogne
Jean Niermans, 1935

Proche du bois de Boulogne et des autres belles œuvres d'architecture moderne que signèrent ici ses confrères, l'hôtel Niermans s'insère entre les rues Gambetta et Denfert-Rochereau sur un difficile terrain triangulaire cerné par deux murs mitoyens. Fils de Edouard Jean Niermans, l'architecte des palaces de la Belle Epoque, tels que le Negresco à Nice, Jean Niermans avait de qui tenir. Nommé premier Grand Prix de Rome en 1929, il était tombé amoureux d'une jeune fille à la villa Médicis. C'est donc à Rome qu'il épousa Martine Hangeois en 1932. Il construisit cet hôtel particulier pour leur usage personnel. Il souhaitait également y accueillir sa mère dans un petit appartement indépendant du sien. Pour vivre à Boulogne en cultivant avec douceur ce goût d'éternité que laisse aux âmes un séjour à Rome, ils jouissaient là d'un beau volume. En retrait au sommet de la façade sur jardin, studio et chambre s'enchaînaient sans séparation en s'ouvrant sur un large balcon qui dominait les arbres.